Le boom du shopping virtuel

16 Novembre 2012
Phénomène de mode ou bases d’une nouvelle façon d’acheter, l’offre de shoping virtuel est en plein boom. Depuis cet été, il ne se passe pas un mois sans l’annonce de l’inauguration d’un nouvel espace de vente virtuel. Le britannique Tesco a été le premier à tenter l’aventure en installant une supérette virtuelle dans le métro de Séoul en juin 2011 (http://www.youtube.com/watch?v=oPM4Ui6Sjfk) suivi peu de temps après par Ocado, cybermarchand anglais, qui a, quant à lui, installé ses codes barres dans un centre commercial de Londres. En Europe, le succès le plus probant est celui de l’enseigne de distribution Delhaize qui a installé son Cube en Gare de Midi à Bruxelles en avril dernier.  Deux semaines après l’installation, le site de vente en ligne enregistrait 40% de visites supplémentaires et 28% de commandes en plus. On compte maintenant six Cubes Delhaize dans tout le pays proposant chacun les 300 produits les plus commandés habituellement, aussi bien en marque nationale qu’en marque distributeur. En France, c’est Carrefour (http://www.youtube.com/watch?v=5qelB854iv8)  qui a innové en posant son magasin virtuel fin septembre en Gare de Lyon Part Dieu pendant deux semaines, puis à la Gare du Nord entre le 10 et le 18 octobre. Le principe est à chaque fois le même : apposer sur un mur des photos de produits et leur code barre (ou leur QR code) pour faire acheter directement le dit produit soit en passant par une application à télécharger, soit sur le site marchand mobile. Les avantages du magasin virtuel sont nombreux… Pour les enseignes, il représente un investissement beaucoup plus faible que l’ouverture d’un magasin physique. De plus, le potentiel en termes de chiffre d’affaires est colossal. Chaque individu dispose en moyenne d’1h30 de temps mort par jour (dans les transports, avant un rendez-vous, dans une file d’attente, etc.) qu’il pourrait consacrer à ce shopping virtuel, aidé par le développement du parc de smartphone dans le monde. Sans oublier la multitude de supports disponibles pour les magasins virtuels : gare, aéroport, abribus, station de métro, salles d’attente, façades d’immeubles, etc. Pionnière du magasin virtuel, la Grande Distribution alimentaire n’est plus la seule à surfer sur cette tendance. Ce mois ci, c’est Mattel et Walmart qui viennent de créer à Toronto leur magasin virtuel à l’occasion de l’approche des fêtes de fin d’année. Les jouets sont présentés en trois dimension sur des écrans avec leur QR code qui, une fois scanné, permet de commander le jouet sur le site de Walmart ou de le réserver pour aller le chercher plus tard.